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«L’apostolat de la bonté» Stampa E-mail
Inviato da P. Giuseppe Ronco, imc   
 Die Kleinen Schwestern vom EvangeliumLa béatification de Charles de Foucauld, le 13 novembre 2005, a souligné un aspect fondamental de la spiritualité missionnaire, particulièrement mise de l’avant aujourd’hui, l’apostolat de la bonté.

Quittant la Trappe faute de n’avoir trouvé ce qu’il cherchait, Charles de Foucauld s’établit à Nazareth. «J’ai perdu mon cœur pour Jésus de Nazareth, crucifié il y a mille neuf cents ans, et je passe ma vie à chercher à l’imiter autant que le permet ma faiblesse»

Pendant son séjour dans ce village (1897-1900), alors peu connu, l’approfondissement du mystère de la visitation de Marie à Elisabeth lui fait comprendre que l’amour vrai ne réside pas uniquement dans la recherche du calme, de la prière et de la solitude du cloître. Une autre dimension est nécessaire: il faut aller chercher les frères abandonnés.

C’est à ce moment que resurgit en lui, presque inconsciemment, le souvenir des peuples qu’il avait rencontrés au Maroc, lors de l’exploration clandestine qu’il avait jadis menée, déguisé en rabbin, pendant onze mois. Peuples musulmans, qui avaient déposé dans son âme l’inquiétude de Dieu; peuples de gens pauvres, isolés, oubliés, sur les routes sablonneuses et arides du désert infini.

Bientôt, le désir de retourner chez eux, pour crier l’évangile avec la vie, se concrétise par sa décision d’abandonner Nazareth pour retourner au Sahara. «Il faut aller non pas là où la terre est la plus sainte, mais là où les hommes sont les plus abandonnés»

Beni Abbès, Tamanrasset et l’Assekrem seront les lieux de son pèlerinage, les carrefours pour rencontrer arabes et Touareg, dans un esprit de fraternité.

Charles voit clairement sa nouvelle mission. Ce ne sera pas d’annoncer ouvertement l’évangile avec des prédications et l’administration des sacrements, non, ce sera d’établir une présence, d’ouvrir la route aux missionnaires qui viendront après lui, comme Jean Baptiste le fit pour Jésus.

«Mon apostolat doit être l’apostolat de la bonté. Une charité fraternelle et universelle, partageant jusqu’à la dernière bouchée de pain avec tout pauvre, tout hôte, tout inconnu se présentant.» «Être charitable, doux, humble avec tous les hommes: c’est là ce que nous avons appris de Jésus. Se faire tout à tous pour donner tous à Jésus, en ayant avec tous bonté et affection fraternelle et en rendant tous les services possibles.»

L’incarnation de Jésus, son insertion dans le peuple, «passant obscur dans la vie, comme un voyageur dans la nuit», le pousseront à l’imitation. Il veut être avec les Touaregs, connaître leur langue et leurs coutumes, vivre et survivre aux difficultés du quotidien, en utilisant les mêmes moyens, et en plaçant au cœur de ses relations une amitié attentive, concrète, simple, universelle.

«Je veux habituer tous les habitants, chrétiens, musulmans et juifs à me regarder comme leur frère, le frère universel. Je ne puis concevoir l’amour sans un besoin, un besoin impérieux de conformité, de ressemblance et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie.»

Sa générosité envers les autres lui obtiendra une grâce spéciale qui l’amènera à sa deuxième conversion : comprendre qu’aimer ne suffit plus, il faut aussi se laisser aimer!

Derniers mois de l’année 1907. Épuisé, anémié, rongé par le scorbut, terriblement seul au fin fond du désert qui connaît une sécheresse et une pénurie de nourriture jamais vue, sans nouvelles de ses amis et empêché de célébrer l’Eucharistie, même la nuit de Noël, le marabout se meurt.

Ba-Hammou, le garçon qui l’aide à la rédaction d’un dictionnaire en langue touareg, alerte Tamanrasset.

«On m’a cherché toutes les chèvres ayant un peu de lait dans cette terrible sécheresse à quatre kilomètres à la ronde. Les gens ont été très bons pour moi.» Et lui, au bord de la mort, se laisse aimer par ses Touaregs.

Venu pour sauver son peuple, il voulait leur apporter la lumière de l’évangile et le faire évoluer selon les béatitudes proposées par le Bien-aimé. Voilà que ce sont les Touaregs qui le sauvent, avec un peu de lait et des dattes.

Le marabout s’est laissé aimer et Jésus lui a révélé son visage, bien plus lumineux que celui qu’il avait vu dans le confessionnal de l’abbé Huvelin lors de sa première conversion, ou dans les austérités de la Trappe.

La bonté qu’il avait manifestée aux pauvres, lui est revenue en abondance!

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Missione Oggi

La opción por el pobre después de Aparecida: Confirmación, desafío, y búsqueda
INTRODUCCIÓN
 
El objetivo de la ponencia que les voy a compartir es triple:
 
Primero: mostrar cómo Aparecida tiene el inmenso valor no solo de confirmar ( G. Gutiérrez emplea el término de reafirmar) el valor y el sentido de la Opción por el Pobre, expresión que empezó a utilizarse en la Teología desde la Conferencia de Medellín y que popularizó y divulgó la Teología de la Liberación, sino sobre todo, de poner un punto final a las discusiones, ambigüedades, diversidad de interpretaciones que suscitó esa expresión y sobre todo de mostrar el valor fundamentalmente evangélico de la manera de pensar y de actuar que conllevaba la práctica de esta Opción por el pobre.
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