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On vaut par ce qu’on aime! Stampa E-mail
Inviato da P. Giuseppe Ronco, imc   
http://images.google.it/imgres?imgurl=http://vocations.cef.fr/IMG/jpg/logo_psev.jpg&imgrefurl=http://vocations.cef.fr/article.php3%3Fid_article%3D144&h=123&w=123&sz=7&hl=en&sig2=HbJsCrgF1gsoOGq-f2IiJA&start=332&tbnid=yfgG085hrcWvjM:&tbnh=89&tbnw=89&ei=gTKBRf2BJb_YSZ2S6YkP&prev=/images%3Fq%3Dcharles%2Bde%2Bfoucauld%26start%3D320%26ndsp%3D20%26svnum%3D10%26hl%3Den%26lr%3D%26sa%3DNJesus caritas – Jésus amour: voilà la devise que Charles de Foucauld a choisi pour exprimer sa spiritualité.

L’amour de Dieu l’a déjà saisi au Maroc, lors de son voyage d’exploration.
« L’Islam a produit en moi un profond bouleversement, la vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines. »

De retour à Paris, sa cousine Marie de Bondy, lui présente l’abbé Henri Huvelin qu’il sollicite de l’instruire sur la religion. C’est alors qu’il rencontre Jésus, le Bien-aimé de sa vie, le modèle unique à suivre. Il tombe à genoux, il se confesse et il communie au corps du Seigneur : il est converti. «J’ai perdu mon cœur pour ce Jésus de Nazareth crucifié. Jésus suffit : là où il est, rien ne manque. Il est le Tout. »

L’abbé Huvelin, devenu son directeur spirituel, dira, en le présentant à l’Abbé du monastère de Solesmes, au moment d’une retraire prolongée: «Il a fait de la religion un amour. »

Des années plus tard, il racontera lui-même son expérience à l’ami Henri de Castries:      « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui. »

Il s’efforcera donc de vivre l’amour.

Au début, il s’agira de ressembler en tout à Celui que son cœur aime: «Je ne puis concevoir l’amour de Jésus sans une ressemblance complète. Chacun sait que l’amour a pour premier effet l’imitation.» Pour lui, aimer signifie imiter : avoir les mêmes pensées, les mêmes vertus, les mêmes aspirations que Jésus. Vivre les mêmes mystères, surtout dans une existence pauvre et cachée.

À partir de ce moment, toute sa vie est une recherche humble et passionnée de la volonté de Dieu, qui se révèle toujours différente de ce qu’il choisit. Face aux difficultés qu’il rencontre, il comprendra que «L’amour consiste non à sentir qu’on aime, mais à vouloir aimer ».

Il passe six mois à la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges, puis à celle, beaucoup plus pauvre, d’Akbès en Syrie. Après sept ans de réclusion, insatisfait de la vie monacale, il se rend à Nazareth pour vivre en ermite. Trois ans plus tard, il accepte de devenir prêtre et, à la grâce d’un discernement rapide, il part pour le Sahara.

Son itinéraire n’était pas fini. À Louis Massignon, son ami, il transmettra le programme qu’il se propose de vivre: «L’amour de Dieu et l’amour du prochain: là est toute notre religion.» À l’amour de Dieu, il ajoute l’amour du prochain!

La vie parmi les pauvres, l’amitié des Touaregs, la lutte contre l’esclavage, le désir d’être le frère universel de tous et la forme de fraternité que prendra sa maison, seront les caractéristiques de sa vie au Sahara (1901 – 1916).

« Il n’y a pas, je crois, de parole de l’évangile qui ait fait sur moi une plus profonde impression et transformé davantage ma vie que celle-ci : «Tout ce que vous faites à un de ces petits, c’est à moi que vous le faites. Avec quelle force on est porté à chercher et à aimer Jésus dans ces petits, ces pécheurs, ces pauvres! »

Deux moyens à la fois simples et sublimes l’aident à vivre cette vie d’amour : l’adoration eucharistique et la méditation de l’évangile.

« L’Eucharistie c’est le mystère du don, c’est le don de Dieu, c’est là que nous devons apprendre à donner, à se donner nous-mêmes, car il n’y a pas de don tant que l’on ne se donne pas.»

«Lire et relire sans cesse l’évangile, pour avoir toujours devant l’esprit, les actes, les paroles, les pensées de Jésus, afin de penser, parler, agir comme Jésus.»

Charles de Foucauld meurt assassiné à Tamanrasset, au seuil de la nuit du 1er décembre 1916. Tôt le matin, dans une lettre adressée à Marie de Bondy, Charles avait repris les paroles que son directeur spirituel, l’abbé Huvelin, lui avait laissées comme testament avant de mourir, et qu’il gardait toujours dans son cœur: «On trouve qu’on n’aime pas assez; comme c’est vrai, on n’aimera jamais assez, mais le bon Dieu, qui sait de quelle boue il nous a pétris et qui nous aime bien plus qu’une mère ne peut aimer son enfant, nous a dit, Lui qui ne meurt pas, qu’il ne repoussera pas celui qui vient à lui.»

L’abandon en Dieu, tendre et confiant, fut en lui total!

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Missione Oggi

La Parola di Dio nella vita e nella missione della Chiesa
La mia riflessione sulla centralità della Parola di Dio nella vita e nella missione della Chiesa è anzitutto quella di un pastore, che attinge certamente al suo cammino di teologo al servizio della Verità che libera e salva, ma soprattutto parla in rapporto ai molteplici vissuti umani che continuamente incontra e a cui annuncia la Parola della fede. È tenendo conto di questi vissuti che vorrei articolare le mie considerazioni costruendo una sorta di “menorah” dello spirito, un settenario ispirato al candelabro sacro, che arde nel Santuario di Dio, per aiutarci a illuminare gli scenari del tempo e gli scenari del cuore con la luce della Parola. Partendo dall’attesa della Parola, dal bisogno cioè di una rivelazione che rompa il silenzio del mondo e delle sue solitudini, vorrei riflettere sul Verbo rivelato anzitutto nel suo carattere di buona novella per tutte le solitudini, per fermare quindi la riflessione sull’evento che ha inondato il silenzio dell’intero creato e ha aperta la possibilità della comunicazione trasformante con l’Amore eterno: “Deus dixit!” – “Dio ha parlato!”.
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