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| Djibouti: En Dialogue avec les musulmans |
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| Scritto da IMC-MC | |
A titre de rappel, et au su de tout le monde, notre présence à Djibouti veut promouvoir le “dialogue interreligieux”. Et le dialogue commence par l’effort et l’engagement de connaître la vie, l’histoire et la culture du peuple djiboutien, en le considérant davantage comme faisant partie de notre famille. En fait, le musulman est un homme de foi et la prière occupe une place primordiale dans sa vie.Avant de réaliser n’importe quelle action, il met tout son agir sous la protection de Dieu (Allah). Chaque matin au lever du soleil, et plusieurs fois pendant la journée, il proclame la « Fâtiha », une sourate empruntée du Coran : « Au nom de Dieu : celui qui fait miséricorde, le Créateur, le Miséricordieux ». Au cours des mois passés, nous avions célébré certaines de leurs fêtes : - 13 .12. 06 : l’Aïd el Adha, la grande fête. C’est la fête du Sacrifice qui marque la fin du pèlerinage (hajj) annuel à la Mecque. Cette célébration concerne tous les musulmans qui s’unissent par le sacrifice des moutons et bêtes égorgés. La plupart des croyants musulmans pensent que cela est le rappel du sacrifice d’Abraham et du mouton qui lui fut miraculeusement envoyé pour servir de « victime » à la place de son fils. Au matin de ce même jour, une longue prière a été faite dans toutes les mosquées de la capitale, et des foules immenses y ont participé. - 20 .01.07 : fête de Ras el’Am. C’est le début de la nouvelle année musulmane, l’année lunaire, la journée où on commémore l’hégire, (hijra) c'est-à-dire, l’exode de Muhammad et de ses compagnons de la Mecque à Médine en 622 du calendrier chrétien. Contes et proverbes locaux. D’habitude, les valeurs d’un peuple se transmettent à travers les mythes, contes, proverbes et légendes. La population djiboutienne possède une longue littérature orale et, dans leur culture nomade, la langue parlée revêt d’une grande importance plus que celle écrite. Ce petit conte afar voudrait mettre en évidence les valeurs de la liberté et de la diversité. La brebis et la gazelle. Il était une fois une brebis que de son enclos, vit une gazelle. La brebis qui était grasse admirait l’élégance et la finesse de la gazelle. « Ah ! Que tu es belle », dit la brebis. “Je voudrais que tu sois près de moi. Je ne te trouve pas heureuse dans ta famille. Vous êtes, vous gazelles, toujours inquiètes et prêtes à courir partout pour sauver la vie. Nous au contraire, nous sommes bien protégées et soignées par nos pasteurs et, grâce à eux, nous nous alimentons dans les meilleurs pâturages. Reste avec moi, et tu deviendras une de ma race ». « Tu ne peux pas comprendre », répondit la gazelle. « Ma famille et la tienne ne sont pas les mêmes ni égales. Nous aimons être libres et courir, traverser la broussaille, la forêt et la savane et, ensuite, je préfère me nourrir quand je veux, plutôt que d’être nourrie par un protecteur qui m’égorgera quand je serai grasse. Mon cœur n’est pas un cœur de brebis ». |
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