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| Information sur les médicaments utilisés dans la prévention et le traitement de la malaria |
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| Scritto da AEFJN | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
1. Historique des démarches depuis 20061.1. Rédaction du dossier sur Accès à une médecine de qualité Elena Chiarella a composé et rédigé le dossier « L’accès aux médicaments : une perspective plus large» en juin 2006. A partir de là, il fut décidé de faire un travail en Afrique pour la prévention et le traitement des maladies dites « négligées » et d’envoyer un questionnaire à toutes les Congrégations membres d’AEFJN pour qu’il soit transmis à leur personnel engagé dans le secteur Santé en Afrique. 1. 2. Rédaction et envoi d’un questionnaire Le questionnaire fut mis au point puis envoyé et à ce jour, nous avons reçu 87 réponses, venant de 23 pays d’Afrique. 1. 3. Dépouillement du questionnaire A partir d’une grille, les membres du Secrétariat de Bruxelles ont dépouillé le questionnaire, ont établi certaines classifications et ont réalisé que le mieux serait de se limiter au paludisme pour le moment, même si le questionnaire mentionnait aussi d’autres maladies négligées ainsi que les vaccinations.. 1.4. Données du questionnaire étrangères à la malaria 1.4.1. Recherche sur d’autres maladies La plupart des pays ont un programme de recherche médicale qui touche les maladies suivantes : le diabète, le cholera, les hépatites, la leishmanioses, la malaria, l’onchocercose, la poliomyélite, la tuberculose, le ver de Guinée, la trypanosomiase, la typhoïde, les verminoses et la fièvre jaune. 1.4.2. Vaccins La plupart des institutions qui ont répondu au questionnaire entrent dans le programme des vaccinations publiques. 14 centres font aussi des vaccinations privées. Les vaccins sont inoculés pour le cholera, les hépatites, la rougeole, la coqueluche, la diphtérie, la poliomyélite, la tuberculose, le tétanos, la typhoïde et la fièvre jaune, certains sont combinés, tels le BCG, VAR, DPT/DTC. Les vaccins utilisés proviennent principalement des gouvernements, de l’OMS et ou de l’UNICEF et sont fabriqués soit sur place ou en France, Inde, Belgique, Danemark, Allemagne, Corée, Kenya, Autriche, Canada, Burkina Faso, Etats-Unis, Europe de l’Est, Pays-Bas. 2. AEFJN – Questionnaire sur les médicaments Le questionnaire envoyé en septembre 2006 avait pour objectif d’engager les missionnaires (30 000 membres dont 20 000 sont en Afrique et à Madagascar) oeuvrant dans les formations sanitaires : hôpitaux, centres de santé, dispensaires… à être attentifs aux problèmes relatifs au droit à la médecine, aux maladies négligées et à l’accès aux médicaments de qualité à des prix abordables. 87 réponses sont venues de 23 pays d’Afrique : 1. Angola 1 2. Burkina Faso 2 3. Cameroun 14 4. Tchad 3 5. Congo Brazza 3 6. RD Congo 18 7. Ethiopie 4 8. Côte d’Ivoire 1 9. Ghana 2 10. Guinée Conakry 1 11. Kenya 4 12. Lesotho 1 13. Madagascar 5 14. Malawi 1 15. Mozambique 1 16. Nigeria 8 17. Rwanda 1 18. Sénégal 2 19. Soudan 1 20. Tanzanie 2 21. Togo 3 22. Ouganda 3 23. Zambie 6 2. 1. Quelques renseignements provenant des réponses au questionnaire Les réponses reçues proviennent de 167 institutions de santé regroupant des hôpitaux, dispensaires, centres de santé, des centres d’animation sanitaire, des dépôts pharmaceutiques, une pharmacie, une école de santé. Toutes ces institutions dépendent des Eglises, sauf deux qui dépendent des sociétés privées (Gécamines et Fomulac en RDC). Parmi les données reçues, parfois très incomplètes, nous remarquons que les institutions qui ont fourni les renseignements statistiques comptent 343 médecins, 91 pharmaciens, 1.679 infirmiers, 53 sages-femmes, 146 assistants de laboratoire. Elles recouvrent une capacité de 5.289 lits, le nombre de malades ambulatoires s’élève à 66.362 par jour Un total de 34 congrégations ou et instituts religieux ont répondu au questionnaire : 1. Carmélites de la Charité : 2 2. Sœurs Missionnaires Comboniennes : 8 3. Salésiens de Don Bosco : 1 4. Divine Providence de Crehen 1 5. Franciscaines missionnaires de la Mère du Divin Pasteur : 1 6. Filles de Ste Marie de la Présentation : 2 7. Filles du Saint Esprit : 2 8. Franciscaines missionnaires pour l’Afrique : 4 9. Missionnaires catéchistes du Sacré Cœur : 2 10. Religieuses de la Ste Union du Sacré Cœur : 3 11. Sœurs de la Sainte Union : 1 12. Sœurs Conception de St Méen le Grand : 3 13. Medical Missionary Sisters : 3 14. Sisters of the Holy Rosary : 1 15. Sœurs Missionnaires du Cœur Immaculé de Marie: 3 16. Sœurs de Notre Dame des Apôtres : 5 17. Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique : 6 18. Petites Sœurs de l’Assomption : 2 19. Petites Sœurs Dominicaines : 1 20. Petites Sœurs du Saint Esprit : 1 21. Sœurs de St Charles d’Angers 1 22. Sisters of Mercy : 2 23. Society of the Holy Child Jesus: 5 24. Sœurs de l’Immaculée Conception de Niort: 2 25. Sœurs de la Charité de Nevers : 1 26. Sœurs de la Charité de Ste Anne : 1 27. Sœurs Hospitalières : 1 28. Sœurs de l’Instruction Chrétienne (St Gildas) : 1 29. Sœurs Missionnaires du St Esprit : 2 30. Sœurs de la Charité de Jésus et Marie : 2 31. Sœurs des SSCC de Jésus et Marie : 3 32. Sœurs du Sacré Cœur de Jésus de St. Juant-le-Pin 1 33. Sœurs de Ste Ursule : 1 34. Sœurs Ursulines de Jésus : 2 2.1.1. Objectif de ce document Faire prendre conscience aux responsables des formations sanitaires de l’importance et de la nécessité d’avoir, pour traiter les personnes, des médicaments de qualité, les inciter à s’en assurer et connaître si le contrôle, au niveau des centres d’achat, est effectué correctement. 2.1. 2. Les moyens pour atteindre cet objectif 1- Etablir la liste des médicaments de qualité et les noms des firmes pharmaceutiques productrices valables dans les différents pays. 2- Envoyer cette liste aux responsables qui ont répondu au questionnaire et aux personnes qui sont en contact avec le Réseau. L’exploitation du questionnaire s’est limitée pour le temps présent aux médicaments utilisés pour traiter ou prévenir la malaria. Les autres données pourraient être reprises ultérieurement pour étudier d’autres problèmes (vaccins, autres maladies « négligées »). 2. 2. Informations recueillies à partir du questionnaire 2.2.1. Origine de la production des médicaments Lors du dépouillement du questionnaire, nous avons remarqué que la liste d’origine de la production des médicaments délivrés dans les institutions de santé était longue et variée. En effet, pour l’Europe, les pays mentionnés sont : l’Allemagne, la Belgique, la France, la Suisse, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark, l’Irlande. Pour l’Asie, il s’agit de la Chine, de l’Inde, les Emirats arabes, de la Malaisie, du Vietnam. Pour l’Afrique, on relève le Nigeria, le Sénégal, l’Egypte, le Maroc et la production locale (comme en RD Congo, la quinine). Pour l’Amérique, on a noté le Brésil, le Canada et les Etats-Unis. 2.2.2. Approvisionnement pharmaceutique Certaines institutions s’approvisionnent dans les dépôts pharmaceutiques gouvernementaux (15 mentions) et tous les centres (sauf 10) se fournissent dans des centres d’approvisionnement pharmaceutiques (magasins de gros avec contrôle des produits) du pays. Certains approvisionnements sont mentionnés comme se faisant localement sur le marché ou dans les pharmacies du lieu. Des centres d’approvisionnement ecclésiaux (nationaux et ou diocésains) sont mentionnés au Sénégal, en Zambie, en Uganda, au Tchad, au Kenya, en Ethiopie, au Nigeria, au Cameroun, au Congo Brazzaville, en Tanzanie et au Ghana. 2.2.3. Protocoles de traitement recommandé par les autorités sanitaires locales La plupart des pays ont un protocole de traitement recommandé ou imposé par les autorités sanitaires locales pour les médicaments à base d’artesunate, et la grande majorité pour l’ACT (Artemisinine Combination Therapy), la RD Congo pour la quinine et la chloroquine, d’autres pays pour les sulfonamides (entre autres le Fansidar), parfois associés à l’artemisinine, l’amodiaquine et la sulfadoxine-pyriméthamine. 3. Origine et qualité des médicaments anti-malariens Les réponses données ont suscité quelques questions concernant : - la qualité des médicaments produits par certains pays (Inde, Chine, Nigeria…) - les réponses multiples et différentes données sur le traitement qui emploie l’ACT (Artemisinine Combination Therapy), ont amené à chercher une clarification et des précisions sur sa composition. Toutes ces questions ont été posées à Monsieur Jean-Michel Caudron, pharmacien qui a travaillé pour « Médecins Sans Frontières » et est engagé actuellement à l’AEDES (Agence Européenne pour le Développement et la Santé). 3. 1. Précisions sur la qualité des médicaments Voici quelques précisions relatives aux médicaments les plus efficaces actuellement dans la lutte contre le paludisme. Elles sont reprises dans un tableau qui figure ci-dessous : 3.1.1. La SULPHADOXINE/PYRIMETHAMINE Le nom commercial est FANSIDAR Le médicament original a été développé par la firme suisse Roche. Il est difficile de produire un médicament générique équivalent au produit de référence C'est la dissolution du produit dans l'estomac et donc son absorption qui pose le plus souvent problème. Le Fansidar du laboratoire Roche reste donc le produit le plus sûr. Là où le médicament original n'est pas disponible, les fabricants de génériques suivants CIPLA, IPCA, STRIDES, AJANTA, (tous en Inde) et GUILIN (Chine) donnent plus de garanties de qualité (leurs sites de production ont été approuvés par l'OMS). En ce qui concerne le Sulphadoxine/Pyrimethamine venant d’Afrique du Sud, il n’y a pas d’informations sur sa qualité. . 3.1.2. L’AMODIAQUINE L'amodiaquine est une molécule ancienne qui fait partie du même groupe chimique que la chloroquine. Parce qu'elle a été (relativement) moins utilisée que la chloroquine, les résistances à l'amodiaquine se sont répandues moins vite et moins largement qu'avec la chloroquine. C'est la raison pour laquelle son usage est encore recommandé en Afrique mais PREFERENTIELLEMENT EN ASSOCIATION avec les dérivés de l'artemisinine. L'amodiaquine a été originellement développée par le laboratoire français Sanofi/Aventis (Nom commercial = Flavoquine). L’amodiaquine générique du laboratoire GUILIN (Chine) est pré qualifiée par l’OMS. Il faut donc préférer cette source. Là où le produit original et le produit GUILIN ne sont pas disponibles on peut considérer que les génériques de CIPLA, IPCA, STRIDES, AJANTA sont des alternatives acceptables. 3.1.3. Les DERIVES DE L'ARTEMISININE L'ARTEMISIA est une plante cultivée originellement en Asie (Chine et Vietnam) dont on extrait une substance dénommée artemisinine. Cette substance est ensuite transformée en artesunate ou artemether ou arteether qui sont les meilleurs médicaments actuels contre le Plasmodium Falciparum. Ces médicaments existent en forme injectable ou orale. L'OMS recommande de toujours utiliser les formes orales en association avec un autre antimalarique (lumefantrine ou amodiaquine) et ce pour éviter le développement rapide de résistances. La lumefantrine ou amodiaquine sont en fait des "boucliers" qui protègent les dérivés de l'artemisinine. Ces associations sont appelées ACT (Artemisinine Combination Therapy) 3.1.4. ARTEMETHER + LUMEFANTRINE co-formulation C'est un médicament combiné (deux produits dans un comprimé) qui a été développé par la firme suisse Novartis (nom commercial = Co Artem). De nombreuses formes génériques existent. Actuellement seul le produit de Novartis est pré qualifié par l'OMS. Il semble bien que les génériques fabriqués par les firmes indiennes AJANTA, IPCA, STRIDES et CIPLA soient sur le point d'être approuvés par l'OMS. Si le produit Novartis n'est pas disponible, il faut donc préférer ces génériques-là. 3.1.5. ARTESUNATE + AMODIAQUINE co-blisters Dans ce cas, il s'agit de deux comprimés différents (un blanc et un jaune) commercialisés dans un seul conditionnement. Le principe est donc que le patient prenne les deux médicaments en même temps. L'OMS a pré-qualifié le co-blister de la firme chinoise GUILIN. Il faut donc préférentiellement acheter celui-là. Si le co-blister de GUILIN n'est pas disponible, ceux de CIPLA et IPCA sont des alternatives acceptables. 3.1.6. ARTESUNATE + AMODIAQUINE co-formulation Dans ce cas, les deux molécules sont associées dans un même comprimé. Initialement développé par SANOFI AVENTIS sous le nom de Co-Arsucam ou ASAQ, cette association n'est pas encore recommandée par l'OMS. Des copies génériques existent mais aucune n'est validée par l'OMS. 3.1.7. DIHYDROARTEMISININE + PIPERAQUINE co-formulation Il s'agit d'une association intéressante mais pas encore approuvée par l'OMS. De nombreuses firmes commercialisent cette association. Mieux vaut ne pas l'acheter pour l'instant et préférer les associations ci-dessus. Si l’on n’a pas d’autre choix, le produit commercialisé par la firme chinoise HOLLEY COTEC (DUO COTEXIN) est recommandé. 3.2. Tableau sur la qualité des médicaments anti-malaria et les firmes de production
4. Recommandations 4.1. Concernant les médicaments Faire attention à la prescription du Fansidar étant donné la complexité du produit. La chloroquine est un produit stable, facile à manipuler. Son efficacité devient limitée car ce produit n’agit plus contre certaines formes de paludisme. Porter attention à la date de production de l’ACT, se rappeler qu’il n’est pas garanti au-delà de deux ans. Savoir que la Cotecxine produite par la Chine, accessible dans de nombreux pays, est présentée sous des couleurs différentes dans les différents pays. Faire attention que les couleurs du produit correspondent bien à l’âge du patient. Ne pas acheter de médicaments vendus sur la voie publique ou dans des échoppes des marchés locaux. 4.2. Touchant les personnes Voici quelques remarques et recommandations plus précises venant du questionnaire : a. Le personnel de santé Doit être formé à la connaissance des médicaments à prescrire : connaître leurs noms, générique et commercial, le nom des firmes pharmaceutiques valables qui les produisent, leur qualité, les risques d’emploi, les dates de péremption. Déconseiller l’emploi des produits qui ne figurent pas sur la liste ci-dessus. Au Nigeria : éviter les achats locaux car leur emploi représente un grand risque. Savoir que la Soakim, venant du Viet Nam, est de qualité douteuse, alors que la production de Guilin et de Holley-Cotec est reconnue de bonne qualité. Etre très attentif aux posologies, qui varient selon les âges des patients. Certains produits sont administrés sous des couleurs, doses, rythmes différents selon qu’il s’agit d’un jeune enfant, un adolescent, un adulte. Si le médicament est mal dosé, il n’aura pas d’effet ou un effet négatif. Il faut aussi s’assurer de la bonne conservation des médicaments ainsi que des dates de péremption. Certains produits ont une durée courte d’efficacité et sont fragiles quant à la conservation. Il faut donc ici aussi une grande vigilance. b. Les patients Doivent être formés à la nécessité de se soigner avec des médicaments de qualité. Les inciter à ne pas acheter les médicaments sur les marchés locaux, ou sur la voie publique, à respecter les posologies indiquées par le personnel de santé. Il faut aussi aider les populations à comprendre que la santé est un capital dont il faut prendre soin, et pour cela, il faut accepter de faire des dépenses quand elles sont nécessaires et ne pas prendre des remèdes dont on est peu ou pas sûr quant à leur origine, leur conservation, leur efficacité. 5. Conclusions Les réponses reçues ont permis de se rendre compte que dans le traitement du paludisme, une variété énorme de traitements apparaissait ainsi qu’une grande diversité de firmes pharmaceutiques et de pays d’origine producteurs des médicaments pour la prévention et le traitement de la malaria. Nous remercions Sœur Jacqueline Lamotte, membre de l’antenne de France et médecin qui a travaillé au Cameroun, et Mr. Jean-Michel Caudron, pharmacien à l’AEDES (Agence Européenne pour le Développement et la Santé) qui ont collaboré avec le personnel du Secrétariat d’AEFJN dans la rédaction de ce document. Bruxelles, le 7 Janvier 2008 ANNEXE Importance de la présence des institutions sanitaires chrétiennes dans les discussions avec l’Union Européenne Lors d’une rencontre avec un membre de la Commission santé (au sein de la Direction générale de Développement) à l’UE, nous avons réalisé qu’il est important que les Eglises puissent être présentes lors de rencontres entre l’UE et les services sanitaires en Afrique. Les Eglises représentent une part largement majoritaire des établissements de santé, du personnel sanitaire ainsi que des patients. Elles sont pourtant presque toujours absentes lors du choix des stratégies pour la santé et des prises de décisions dans ce domaine. Pour qu’elles soient représentées, il faudrait qu’on puisse fournir des données chiffrées sur l’importance du réseau médical chrétien en Afrique, sa couverture géographique et le nombre de personnes touchées par ces services. Malheureusement, les réponses reçues dans le questionnaire n’ont pas permis de fournir ces informations. Nous aimerions, dans le futur, pouvoir fournir des données chiffrées quant à l’importance du réseau sanitaire chrétien en Afrique pour que l’UE permette la participation des établissements sanitaires des églises aux tables de négociations dans les différents pays du continent. Nous cherchons comment pouvoir concrétiser cette recherche de données pour faire connaître à la Communauté européenne l’impact de l’action des formations sanitaires chrétiennes dans les différents pays d’Afrique. |
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