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Kenya: Lettre de soutien et encouragement à signer une pétition Stampa E-mail
ImageNous avons tous suivi les événements qui ont lieu au Kenya, avec un mélange d'horreur et de dégoût. Ce qui aurait dû être l'expression d'un choix libre de démocratie s'est transformé en une spirale de violence et de mort.

Les estimations de l'extérieur chiffrent à 600 les morts subies durant les récents massacres. Et la violence continue.

Les Nations Unies ont déclaré que plus de 100,000 enfants ont été déplacés par les troubles qui ont eu lieu et que beaucoup ont vu leurs propres maisons brûler entièrement. L'UNICEF estime à quelques 75,000 les enfants qui vivent à l'intérieur d'une centaine de camps dressés pour accueillir les déplacés. Eglises, postes de police et parcs d'expositions servent d'abris aux sinistrés.


Beaucoup d’entre nous ont des Missionnaires et des membres de leurs congrégations au Kenya.

Nous nous réjouissons que nos confrères et nos candidates soient tous sains et saufs. Ils se dévouent là où ils peuvent pour apporter leur aide, en nourriture ou en soins, ou simplement en étant auprès de ceux qui ont été traumatisés. Ils ont besoin d'être encouragés et soutenus.

A un niveau plus large, nous voudrions vous encourager à manifester votre soutien dans les efforts qui sont faits pour sortir de l'impasse politique. Un de ces efforts pourrait être, de soutenir la pétition que propose l'AEFJN, pétition adressée aux dirigeants politiques au Kenya. Nous vous encourageons à la signer ou à signer d'autres pétitions du même genre.

Au nom d’AEFJN,

Jim Greene M. Afr., Président
Donna Collins RSCJ, Vice Président
Benedicta Mante, OLA, Vice Président



Aux: Dirigeants du PNU (Party of National Unity) et du ODM (Orange Democratic Movement)

APPEL POUR UNE RESOLUTION URGENTE DE LA CRISE ELECTORALE AU KENYA

Nous soussignés, faisons appel aux dirigeants de l’ ODM et du PNU pour qu’ils cherchent d’urgence à résoudre la crise électorale actuelle dans le pays et à y restaurer la paix et l’harmonie.

Nous exprimons notre préoccupation pour la détérioration de la situation au Kenya, à la suite d'une participation aux élections que tout le monde reconnaît impressionnante. Nous apprécions le peuple kenyan pour sa dignité et son courage mais nous voulons aussi exprimer nos condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie et notre soutien à tous qui ont été blessés dans les violences inutiles de ces derniers jours. Le moment est venu pour le peuple kenyan de se montrer digne et patient et de chercher des solutions qui soient dans l’intérêt de tous.

Nous regrettons le chaos qui a causé des pertes humaines, la destruction de biens et l’insécurité dans le pays. Le résultat électoral contesté a compromis les perspectives de démocratie et de paix non seulement au Kenya mais aussi en Afrique. L e flou qui entoure les conclusions d’une des élections les plus controversées de l’histoire du Kenya est regrettable. Nous croyons que la paix doit être rétablie d’urgence pour trouver une sortie de crise libre et correcte.

Nous croyons que ce n’est pas le moment de lancer des actions provocatrices, mais de demander avec détermination que les concurrents s'asseyent à la table des négociations. Cette crise peut se résoudre si les concurrents acceptent de passer par la conciliation et les mécanismes d’arbitrage indispensables pour arriver à planifier une résolution pacifique de la crise. Si nécessaire, cela pourrait se faire en faisant appel à d'autres instances telles l’Union Africaine et d'autres encore comme ceux qui ont joué le rôle d'observateurs aux élections. Nous insistons auprès des leaders concurrents pour qu’ils agissent dans un esprit de démocratie et cherchent à guérir les plaies ouvertes par les récents événements, et cela d’une façon transparente.

Nous savons que certains se sentent trahis par ce qu’ils considèrent comme une injustice électorale. Nous leur demandons de réagir en tenant compte de l'état des choses, et en se laissant guider par leur sens de la responsabilité civique.

Nous faisons appel au leaders du PNU et de l’ ODM pour qu’ils cherchent la conciliation afin de résoudre la crise actuelle dans le bien du pays..

Nous faisons appel pour que des mécanismes de médiation et de conciliation se mettent en place sans délai, et laissent s’exprimer toutes les plaintes causées par une situation où on ne voit pas de vainqueurs, mais seulement des perdants. Nous sommes heureux des processus de médiation qui ont déjà commencé.

Nous demandons un arrêt immédiat de la violence exercée par les forces de l’ordre et de toutes les autres parties. Tout en reconnaissant que les forces de l’ordre ont un rôle à jouer dans le maintien de la paix et de l’ordre, nous condamnons l’usage disproportionné et excessif de la violence par ces forces contre des civils non armés tel qu'on a pu le voir ces derniers jours.

Nous demandons une révision indépendante et transparente de l’ensemble du processus électoral et de ses résultats afin de résoudre les différences entre les parties qui s'opposent. Cela devrait inclure la révision les résultats de l’élection et de toutes les irrégularités rapportées, surtout celles qui ont rapport avec les disparités dans le compte des résultats finaux.

Nous demandons l’établissement rapide d’une Commission d’Enquête judiciaire indépendante et crédible telle qu'elle a été demandée par les Commissaires électoraux.

Nous invitons la communauté internationale à être patiente en attendant les conclusions de ce processus de révision. Puisque ce sont les Kenyans qui devront vivre avec les conséquences d’un gouvernement Mwai Kibaki ou Raila Odinga, la communauté internationale ne peut que suivre les recommandations d’une révision indépendante avant de déclarer les élections libres et justes.

Nous faisons appel à tous ceux qui désirent voir un Kenya pacifique et démocratique, en particulier au sein de l’Union Africaine, pour soutenir toutes les initiatives qui peuvent mettre rapidement fin à cette crise en facilitant le dialogue et la réconciliation.

Nous sommes profondément préoccupés par le bâillonnement des médias, spécialement parce que cela a nourri la suspicion et encouragé la spéculation dans une situation déjà très explosive. La liberté d’expression a été un des plus grands prix démocratiques gagnés par les Kenyans durant ces dernières années et nous ne pouvons pas nous permettre de faire marche arrière.

Nous demandons une suspension immédiate et inconditionnelle de l’interdit imposé à tout reportage, afin que les Kenyans puissent se tenir au courant de ce qui se passe. Nous félicitons la presse kenyane pour son effort à maintenir le cours de l’information. C’est précisément dans un temps de crise que des médias libres et indépendants sont essentiels pour assurer une démocratie basée sur l’information et non pas sur la spéculation.

Nous pressons la communauté médiatique internationale à soutenir la presse kenyane en ce moment et à continuer à promouvoir le droit à une presse libre et indépendante, spécialement en des périodes comme celle-ci.

Nous invitons tous les amis de la paix à se joindre à nous pour appeler à une conclusion rapide de la crise, afin que le Kenya puisse retourner à la normalité et que son peuple puisse continuer à vivre sans peur ni angoisse.

Sincèrement

Les soussignés
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