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Nouvelles d’ AEFJN - Janvier 2008 PDF Stampa E-mail
Scritto da AEFJN   
Photo: AFP/Getty ImagesL’Afrique à Bruxelles «NON aux APE, OUI aux APD»

Le 11 janvier 2008, la diaspora africaine en Europe a organisé à Bruxelles une manifestation pour déclarer avec force son refus des A.P.E. qui auraient dû entrer en vigueur au début de cette année, et en faveur des APD Accords pour le Développement.

C'est surtout la communauté de l'Afrique de l'Ouest qui s'est investie pour organiser cette manifestation ; le Président du Sénégal avait financé le déplacement de plusieurs groupes: un avion est venu de Dakar avec 130 personnes; un autre d'Espagne avec une cinquantaine de manifestants; plusieurs cars sont arrivés de France et il y avait aussi une délégation d'Italie. Aux côtés des délégations de la diaspora africaine en France et en Belgique il y avait des représentants des travailleurs paysans et du secteur privé ouest africain, qui avaient fait le voyage depuis Dakar. Les organisations européennes qui travaillent contre les APE tels qu’ils existent actuellement s’y sont jointes, parmi elles l’Antenne Belge d’AEFJN était présente, ainsi que 11.11.11, Solidarité, Oxfam et beaucoup d’autres. Il est difficile d'évaluer le nombre de manifestants qui pouvaient être environ entre 1.000 et 1.500, même si les médias ont parlé de 600 et les organisateurs de 3.000.


Il y avait une ambiance africaine: femmes en pagnes uniformes, foulards et casquettes de circonstance, animation, chants et tambours, slogans criés à tue-tête. La manifestation est passée devant les institutions européennes devancée par un camion qui permettait aux animateurs d'animer la marche. Sur des banderoles déployées et tenues par des manifestants, on pouvait lire: “Non à la balkanisation de l'Afrique. Oui pour un partenariat avec le dialogue" ; "Renforcement des capacités de production agricole" ; "La génération du concret d'Italie dit 'non' aux APE et 'oui' aux APD pour un partenariat gagnant-gagnant entre l'UE et l'Afrique" ; CAP 21 "Non aux APE - Oui à un partenariat gagnant-gagnant" ; "Oui aux APD pour l'atteinte des objectifs du millénaire"; "Oui aux APD pour promouvoir l'émergence des femmes entrepreneurs" etc..

Une délégation s'est rendue à la Commission européenne. Pendant cette heure, sous un ciel pluvieux, la foule a continué à scander "Non aux APE - Oui aux APD", à écouter des chants de circonstance exécutés par des femmes sénégalaises, à ovationner des animateurs qui perchés au sommet d’un camion, dénonçaient, entre autre, un nouvel esclavage de l'Afrique et rappelaient la colonisation

Enfin, des membres de la délégation sont venus adresser quelques mots à l'assemblée pour dire leur satisfaction de l'accueil qui leur avait été réservé et de la promesse de poursuivre le dialogue. Iba Der Thiam, député du Sénégal et chef de la délégation sénégalaise venue de Dakar dit après la rencontre ce que la CE leur avait dit : « nous considérons que notre partenariat est économiquement fondamental dans le monde actuel et que c’est la relation entre l’Europe et l’Afrique qui constitue la carte gagnante pour les deux dans le combat de la mondialisation ». Cela montre que l’effet escompté n’a pas été atteint aux yeux de plusieurs observateurs. Loane Koab de la Coalition nigérienne contre les Ape n’a pas caché son scepticisme face à la réponse de la Commission européenne. « Nous pensons que la pression populaire doit continuer. Cette manifestation doit continuer dans tous les pays africains, dans les espaces institutionnels ».

Marie-Paul Schiltz AEFJN Antenne Belge

APE.
Vous pouvez trouver les derniers événements des négociations des Accords de Partenariat Economique (APE) en français sur le site http://www.ictsd.org/tni/tni_french/TNI_FR_6-8.pdf
C'est un numéro spécial dédié aux APE de la revue "Eclairage sur les négociations". Les articles des pages 6, 8, 10 parlent spécifiquement des régions d'Afrique et sont très bons.

La lecture de ces articles nous encouragera pour continuer à travailler pour des APE plus pro-développement et à appuyer les efforts des églises et de la société civile d'Afrique.

AGROCARBURANTS : Un écho de Zambie

Photo: ReutersQuelques raisons qui conduisent à la prudence dans la conversion des terres productrices de produits alimentaires dans la production des agrocarburants.

1. Toute les terres agricoles du monde suffiraient à peine à produire assez d’agrocarburant pour remplacer la quantité d’énergie fossile employée couramment pour le transport, sans compter les quantités utilisées pour les usines génératrices d’énergie.

2. Si les productions sont prévues pour la production de carburant plutôt que de nourriture, l’augmentation du prix du carburant va inévitablement produire l’augmentation du prix des denrées alimentaires. (3 raisons peuvent être avancées : la production de produits alimentaires sera plus couteuse parce que l’agriculture industrielle est grande consommatrice d’énergie ; les surplus agricoles qui étaient employés pour réduire les prix vont maintenant être enlevés du marché alimentaire puisqu’ils seront vendus aux fabricants d’agrocarburants ; le réchauffement global réduira la quantité de céréales produites dans le monde et fera grimper les prix, excluant les plus démunis d’un droit à se nourrir à un prix décent.

3. Dans les pays déjà marqués par la faim et la malnutrition, la production d’agrocarburants amènera un décroissement des terres disponibles pour la production alimentaire et un accroissement de l’insécurité alimentaire.

4. Certaines méthodes de production d’agrocarburant (ex. le méthanol produit à partir du maïs) utilisent plus d’énergie pour produire le carburant que celle du carburant lui-même.

5. Le mouvement vers les agrocarburants amène à la déforestation dans beaucoup de pays (réchauffement climatique à cause de l’émission, de dioxyde de carbone)

6. Le boom vers les agrocarburants pourrait affecter l’aide alimentaire. La somme allouée par des agents d’assistance alimentaire est limitée. Si les fermiers vendent davantage de grains aux compagnies productrices d’éthanol, l’augmentation des prix des denrées alimentaires va réduire la capacité de ces agents à fournir suffisamment d’aide alimentaire.

7. L’usage répandu d’éthanol dans les véhicules aura un sérieux impact sur la santé des hommes. (Augmentation de la concentration d’ozone et des maladies respiratoires qui en sont tributaires)

Résumé d’un article de Roland Lesseps, S.J. Senior Scientist at Kasisi Agricultural Training Centre in Lusaka, dans The Challenge 2007, Vol.9 N°4 « Should we grow crops for biofuels ?”, Lusaka, Zambia

Violence sexuelle dans l’Est de la RD Congo

Photo: REUTERS/James Akena« Les violeurs courent les rues ; les coutumes locales les autorisent à payer d’une chèvre (donnée en « récompense » à la famille de la victime) leurs méfaits, sans emprisonnement. Et, pire encore, certains violeurs sont séropositifs, vieux et violent des jeunes enfants de 12, 13 ans, pensant que cela les guérira de leur maladie ou les fera vivre plus longtemps. » C’est ce que disait Marie Pacuryema, coordinatrice d’une ONG locale, Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégré en Ituri. Un rapport de Novembre 2007, établi par Médecins Sans Frontières-Suisse, affirme que depuis 2003, les cas de viols rapportés mensuellement s’étalent entre 30 et 500 en Ituri. De plus, 2.708 personnes ont été violées sur une période de 18 mois et 7.000 autres l’ont été sur une période de 4 ans.

Au moins 23.000 anciens combattants et 11.000 enfants soldats ont été réintégrés dans la société, vu le programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion. Les principaux auteurs de ces crimes sont des militaires, des policiers, des civils, des ex-combattants et même des enfants. « L’armée et la police sont supposées connaître la loi, bien expliquées dans les centres d’entrainement. Mais je suis arrivé à la conclusion qu’ils violent pour défier la loi. Personne n’a prétendu ignorer la loi. Lors des séances au tribunal, c’est plutôt l’âge de la victime qui est sensé être ignoré, ce qui n’est pas juste car une fillette de 13 ans peut facilement être reconnue de cet âge vu que sa croissance physique n’est pas terminée. » C’est ce que déclare Maj Innocent Myembe, juge et président de la cour militaire du district de l’Ituri dont la capitale est Bunia.

Les formes de viol sont plus violentes et plus dangereuses qu’avant d’après les juges. En février 2007, le commandant d’un des bataillons de l’armée régulière de Bavi, une ville à 60 km au Sud de Bunia, François Molessa, alias Bozizé a été condamné, ainsi que des membres de son équipe, pour un emprisonnement à perpétuité pour le meurtre de 30 civils qu’ils ont enterrés dans une fossé commune. Les victimes féminines, femmes et filles, avaient toutes été systématiquement violées auparavant. « Les violeurs se conduisent comme des animaux. L’agresseur se transforme en bête attaquant une proie. Le violeur, une fois repu, abandonne sa proie. » C’est ce qu’affirme encore Mayembe.

La MONUC, mission de l’ONU en RDC, désireuse de réduire les cas de viols et de violence sexuelle, mène une enquête sur tous les cas rapportés qui concernent des agents de l’état (police, armée, FARDC) et convoque les agresseurs au tribunal. De plus, la mission veut aussi créer une prise de conscience parmi les militaires. D’après la section des droits humains de la MONUC, un déclin apparaît parmi les agents de l’état qui commettent ces crimes, les cas actuels sont surtout le fait de civils et de mineurs. Au moins 30 garçons âgés de 14, 15 ans ont été détenus, condamnés de viol, dans la prison centrale de Bunia.

La culture d’impunité était une des causes de ces viols « chroniques » , affirme Mangaza, de l’UNICEF. L’UNICEF a aidé au moins 110 victimes de viol en Ituri même si 80 jugements n’ont pas encore été rendus. D’après Mangaza toujours, ceci envoie le mauvais message aux violeurs potentiels qui pensent ne pas pouvoir être condamnés à la prison ou à une amende. Au moins 50.000 personnes sont mortes dans les conflits qui secouent cette région depuis 1999 et 150.000 autres sont déplacées pour des raisons de sécurité d’après les informations diffusées par le bureau de l’ONU pour la Coordination des affaires humaines (OCHA)

Source: http://www.irinnews.org/

BURKINA FASO: Beurre d’arachide – Un cas intéressant

Cette étude examine comment des femmes des zones rurales se sont mobilisées pour créer une entreprise féminine de production de beurre d’arachide au Burkina Faso. Grâce à la valeur ajoutée lors de la transformation des noix d’arachide en beurre, les femmes récoltent directement le bénéfice de leur travail. Cette entreprise est créatrice d’emplois et attribue un revenu supplémentaire aux femmes. L’arachide est une des rares productions de cette région qui est entièrement dans les mains des femmes.
http://62.149.193.10/wide/download/Africa.pdf?id=553

BURUNDI : 100.000 armes légères introduites dans le pays

Burundi Réalités (Burundi) 17 janvier 2008
Plus de 100.000 armes légères continuent d’entrer au Burundi. Ceci fut rapporté dans une étude publiée par plusieurs organisations locales des droits humains telles ITEKA et l’Enquête sur les armes légères.

Dans l’étude, ces 2 organisations indiquent que la plupart de ces armes viennent de la RD Congo où les combats se poursuivent. Ces armes sont acheminées au Burundi par des civils après que le gouvernement ait échoué dans leur protection lorsqu’ils étaient poursuivis par les rebelles. Le président de la ligue ITAKA, Jean-Marie Kavumbagu, insiste pour que la commission chargée du désarmement prenne cette étude en considération.

Les civils armés continuent de commettre des crimes violents. 6 personnes ont été blessées par l’explosion d’une grande dans la commune de Makebuko, une région visitée récemment par le Président de la République dans la campagne de plantation des semences. Les victimes, dont certaines grièvement blessées, ont été amenées dans les hôpitaux des environs. Dans la commune de Kinama, agglomération de Bujumbura, une personne a été blessée par balle et amenée à l’hôpital par la police. Lors d’une fouille organisée pour trouver des personnes non inscrites vivant dans cette commune, deux grenades furent découvertes.

Certaines personnes prétendent qu’il est possible d’en terminer avec le désarmement avant la fin du processus de paix. Le cordon de fouille qui a été effectué en province de Ruyigi est cité en exemple. Environ 30 armes à feu ont été saisies à Sanzu durant cette opération. Il faudrait rappeler que la campagne de désarmement qui a été lancée par le Président précédent de la République à Gishubi, en 2005, a été bloquée par le parti actuellement au pouvoir.

SANTE: Sur notre site web, http: //www.aefjn.org vous pouvez consulter un document qui vous informe sur les médicaments qui traitent la malaria. Ceci est le résultat du questionnaire qui fut envoyé à bon nombre d’entre vous en 2006. Nous remercions tous ceux et celles qui ont aidé à pouvoir rédiger ce texte.
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Missione Oggi

Mission in the Second Decade of Globalization
The Second Decade of Globalization

It might seem odd to some in this seminar on mission and globalization and what it means for missionary congregations to begin talking about the “second” decade of globalization. I have deliberately chosen to do so for a number of reasons. The first is to remind us how long we have been grappling with this phenomenon. While talk about globalization reaches back into the 1980s, it wasn’t until the collapse of Communism in most countries and the rapid spread of information and communication technologies that globalization began to press itself upon our consciousness as it does today. Secondly, in having had nearly two decades to ponder it, we should be looking at the phenomenon in a more nuanced way.
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