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Irene Stefani , MC PDF Stampa E-mail
Scritto da P. Gottardo Pasqualetti imc   
(1891-1930)

Le goût de la bonté


« Personne ne va en mission sans une grosse dose d’amour » affirme le bienheureux Giuseppe Allamano, fondateur des pères, des frères et des soeurs de la Consolata. Et soeur Irene Stefani n’imposa aucune limite à son fondateur en faisant la promesse : « J’aimerai la charité plus que moi-même ». Les Kikuyu du Kenya, parmi lesquels elle travailla pendant quatorze ans, l’ont baptisée leur Nyaatha (mère miséricordieuse) décédée à trente neuf ans, à Gikondi (Kenya), soeur Irene Stefani est aujourd’hui une candidate aux honneurs de l’autel. fille du père À Turin, en avril 1891, Giuseppe Allamano franchit les premiers pas dans son projet de fondation d’un institut inte_rieur.indd 147 08/05/07 15:28:59 148 missionnaire : projet qui prit dix ans à se réaliser. Mais pendant ces années de préparation, Dieu, qui désirait l’aboutissement d’un tel projet, travaillait à former l’essentiel : les missionnaires eux-mêmes! Homme d’une grande foi, Giuseppe Allamano exhortait ses missionnaires à voir la main de Dieu dans tous les événements, et leur enseignait à voir au-delà des apparences. Pour lui, il était mensonger d’attribuer la fondation de l’Institut des Missionnaires de la Consolata à tel ou tel autre être humain : l’Institut avait été voulu par Dieu, il lui appartenait comme un champ appartient à son propriétaire.Une autre preuve prodigieuse nous est offerte par la naissance de Irene Stefani. Née à Anfo (province de Brescia) le 22 août 1891, elle était destinée dans le plan de Dieu à devenir une des premières soeurs missionnaires de la Consolata instituées vingt ans plus tard. Elle mourut à Gikondi (Kenya) le 31 octobre 1930. Elle est la preuve que, dans un institut aux saintes racines, voulu par Dieu, peuvent fleurir de saintes et saints missionnaires. Elle était remplie de l’esprit du père Allamano, toujours prête à ramasser toutes les miettes des mots du père qui lui parvenaient dans ses lettres ou de la bouche des nouveaux missionnaires arrivant d’Italie.

le trajet d’une vie

Plusieurs images ont été invoquées par les Africains pour souligner les caractéristiques de soeur Irene Stefani qui la rendaient différente de toutes les autres. Mais tout peut être résumé dans la fusion de deux attitudes : celle d’une femme rapide, dynamique, ardente, vive et celle d’un grand coeur qui dégage généreusement de la compassion, de la bonté et de la pitié. On s’en souvient comme un être en mouvement continu du matin jusqu’au soir, toujours en train de faire du bien aux autres. Elle n’avait jamais une période de répit; elle était toujours prête à courir en quelque lieu, même la nuit; elle accourait toujours, peu importe la température, surtout où elle savait que quelqu’un était malade; elle allait les soigner dans leur habitation. Ces façons d’agir faisaient partie de la méthode d’apostolat qui avait été adoptée, au début, par les prêtres, les frères et les sœurs de la Consolata. Ils s’étaient mis d’accord pour parcourir de long en large tout le territoire qui leur était confié, avec la mission d’approcher les gens, d’apprendre à les connaître, de les aider à mieux satisfaire leurs besoins, et leur proclamer la Bonne Nouvelle. Ils voulaient suivre l’exemple de Jésus qui est allé de village en village pour proclamer l’Évangile du Royaume tout en faisant le bien. C’était une tâche ardue à cause du manque de confort, des longues distances sur des routes impraticables… Aussi à cause de la patience infinie qu’il faut avoir pour écouter tous et chacun et satisfaire la multitude de leurs requêtes. Soeur Irene incarnait un tel esprit, se transformant en un marcheur infatigable pour aller transmettre un souffle de vie, un sourire, quelques médicaments, une parole de réconfort et, très souvent, pour aider les femmes à labourer leur terre. Depuis sa tendre jeunesse, elle a su démontrer une remarquable sensibilité à pressentir les besoins des autres. Elle le démontrait en s’adonnant toute entière à aider ses jeunes soeurs, pour qui elle devenait une mère, ses camarades de classe et aussi les étudiants du catéchisme; sa famille pour qui elle était prête à accomplir les lourdes tâches et les pires corvées. Elle approchait tous les enfants avec amour, les réunissait autour d’elle pour réciter le chapelet. Les plus pauvres, vêtus de lambeaux, et les handicapés devenaient ses préférés.

l’ange du pauvre

En devenant missionnaire en Afrique, soeur Irene vécut la charité jusqu’à l’héroïsme. Dans les hôpitaux militaires, elle était officiellement une infirmière, mais elle agissait aussi à titre de servante, de mère ou de sœur avec autant d’attention pour tous et chacun. Souvent elle devait vaincre les nausées qui la suffoquaient et passer outre à ses dédains. Elle devint immédiatement comme un colonel l’avait surnommée « l’ange des malades et des délaissés ». Elle nettoyait les blessures, les débarrassant des vers et du pus[…] Infatigable, toujours souriante, elle savait faire face aux situations les plus tragiques telle l’épidémie qui fit, à Kilwa, deux cents victimes en un jour. La vie courante dans les missions ne permettait pas une seule minute de repos pour soeur Irene. Elle se dévouait complètement à ses frères et soeurs : « Elle ne pouvait pas accepter d’en voir un qui souffrait », disaiton . Son amour leur était entièrement dédié. Elle partageait les joies et les peines de tous comme une maman. Giuseppe Allamano était convaincu que « le Seigneur désirait des âmes généreuses », mais revêtues d’humanité, capables de grande compréhension et de sympathie. Soeur Irene était « entièrement bonne; tout en elle était bonté; elle était une bonne mère ». Dans sa grande bonté, les païens ont vu le Dieu des chrétiens et l’ont accueilli. Précisément parce qu’elle aimait les gens intensément, elle voulut leur transmettre le meilleur du message proclamé par le Christ, le Sauveur du monde. Elle le fit non seulement en mots, mais encore plus par le témoignage de sa vie. Les Africains disaient : « Nous croyons à son Évangile, parce que ses actes nous l’ont démontré ». Soeur Irene a actualisé l’exhortation que le bienheureux Allamano avait faite aux religieuses qui partaient en mission : « Laissez partout le goût de l’amour de Dieu et encore plus celui de vos frères ». C’est ce que réalisa soeur Irene partout où elle est passée.
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Missione Oggi

POBRES Y POBREZA EN LA FORMACIÓN MISIONERA
Introducción

Se ha pedido una reflexión sobre cómo usar los bienes materiales durante el currículo formativo del Misionero de la Consolata. Tema actual en este momento histórico que estamos viviendo a nivel de sociedad y a nivel de Instituto. A nivel socio-económico nos encontramos en una sociedad post-moderna donde el consumismo arrasa no sólo las personas sino también las estructuras e vida de la Iglesia. A nivel de Instituto porque hoy nuestras comunidades son internacionales e interculturales con diferencias culturales en la apreciación de pobres y pobreza, de economía y hasta de estratos sociales bien diferenciados.
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