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Benedetto Falda, IMC Stampa E-mail
Scritto da Gabriele Soldati   
(1882-1969)

Ils sont appelés « frères ».


Benedetto Falda était un membre de ce groupe de missionnaires qu’on appelait les frères : c’est à-dire des laïques entièrement consacrés aux missions. Il passa les plus belles années de sa vie au Kenya, pendant cette période qu’on disait être les temps héroïques de la mission. Ce légendaire pionnier établit une scierie au coeur de la forêt d’où venaient tous les éléments pour construire les infrastructures nécessaires aux missions naissantes. Incomparable pédagogue, il enseigna aussi les arts et l’artisanat à toute une génération de Kikuyu. Généreux missionnaire, il témoigna en paroles et par l’exemple de sa vie la joie de l’Évangile. le pionnier À l’aube du 8 juin 1969, à la maison mère des Missionnaires de la Consolata à Turin, est décédé un grand pionnier des missions au Kenya : le frère Benedetto Falda, né à Turin le 6 juin 1882. Sa figure ravinée par une vie de durs labeurs, conservait cependant une extraordinaire sérénité, comme si la joie d’une vie entière consacrée à l’évangélisation effaçait les traces laissées par les préoccupations et les souffrances des années. Le frère Benedetto fut un des tout premiers frères missionnaires de la Consolata. Il partit pour l’Afrique-orientale anglaise, le 25 avril 1903, alors qu’il n’avait pas encore vingt et un ans. Il prenait part au deuxième groupe de missionnaires envoyé par l’Institut qui avait été fondé deux ans auparavant. À cette époque, ce coin d’Afrique qui, quelques années plus tard, prit le nom de Kenya, était fort différent de ce qu’il est maintenant. La majorité de ses terres restaient à découvrir, à explorer et on ne savait rien des nombreuses tribus qui y habitaient. S’aventurer dans ces régions signifiait se lancer à travers l’inconnu, et l’arrivée d’un homme blanc pour les indigènes du Kenya constituait un événement extraordinaire parfois traumatisant. Dans cette Afrique réellement mystérieuse, le frère Benedetto passa trente-sept des meilleures années de sa vie. C’était encore la période des temps héroïques quand les missionnaire avaient des tentes ou qu’ils s’improvisaient des huttes comme maison durant les voyages en caravanes. Le frère Benedetto était un véritable pionnier. Ses voyages aventureux dans les forêts kenyanes, infestées de lions et d’éléphants, sont devenus des légendes pour lui et ses compagnons.

Le missionnaire

Chargé de construire les quartiers généraux de la première mission, il construisit plusieurs scieries dans ces forêts qui produisaient les matériaux de construction et autres équipements dont ses confrères avaient besoin. Il organisa des caravanes de trois à quatre cents porteurs pour transporter les matériaux sur des distances de cinquante à soixante kilomètres. Rendus à destination, ils assemblaient les matériaux fabriqués (et préfabriqués) aux scieries. Naissaient alors des maisons, des chapelles, des églises, des écoles et des maternelles. Pour le frère Benedetto, le travail dans les scieries, les fatigues des voyages en convois, la construction des missions n’avaient qu’un seul grand objectif : celui d’apporter la lumière de l’Évangile en Afrique. Cet objectif était aussi présent à chaque instant dans ses relations avec les ouvriers, les porteurs, et tous les Africains. Même s’il n’était pas un prêtre, il se sentait pleinement missionnaire et n’en avait aucun complexe d’infériorité. Il considérait que la vocation de frère était parfaitement équivalente à celle de prêtre. Dans ses temps libres, il ne manquait jamais une chance de parler de Dieu à ses ouvriers. Il leur expliquait l’Évangile; il leur racontait de nombreux faits de la Bible; il leur enseignait aussi le catéchisme. Il avait fait sienne l’avertissement de l’apôtre Paul : « Malheur à moi si je n’ai pas évangélisé! » l’entraîneur (l’éducateur professionnel) Rappelé à sa terre natale en 1940, il fut chargé de l’entraînement technique et professionnel des aspirants frères. En 1963, il célébra l’étape la plus significative de sa vie : son soixantième anniversaire de profession religieuse. Il avait quatre-vingt-un ans. Ses confrères, les membres de sa famille, des amis et des admirateurs s’étaient rassemblés autour de lui pour le fêter. À cette occasion, il eut une grande surprise : le pape Jean XXIII lui conféra la croix du mérite Pro Ecclesia et Pontifice. C’était un honneur auquel le frère Benedetto n’avait jamais rêvé. Il l’accepta humblement avec grande émotion. À la suite de cet événement, se sentant âgé et souffrant il demanda à ses supérieurs de lui confier une occupation dans laquelle il pourrait être utile. Il fut envoyé à la section des cartes pour classer des adresses. Il se dévoua à cette tâche presque jusqu’à la fin de sa vie avec le même enthou- siasme qu’il mettait autrefois à organiser et à mener ses caravanes. Chaque soir, après la récitation du rosaire, comme il l’avait fait durant ses trente sept années en Afrique, il se retirait dans sa chambre pour écrire ses mémoires. Ce fut sa dernière obédience. Nous rapportons ici quelques extraits de son journal reliés à sa vocation missionnaire.

décisive rencontre

« Mon frère Luigi, âgé de seize ans manifesta le désir de devenir prêtre : pieux, dévot, raffiné, il semblait taillé sur mesure pour une carrière à l’autel. Tout comme moi, ayant presque vingt ans, partagé entre le travail à l’atelier et le plaisir d’écouter des chansons d’amour accompagnées à la mandoline, je semblais taillé sur mesure pour la vie dans le monde. À la maison, seulement maman fut émue par sa décision. J’ai ressenti beaucoup d’estime pour elle. Luigi reçut l’avis d’aller rencontrer le chanoine Giuseppe Allamano et de lui confier son désir de devenir prêtre. Mais le chanoine, conscient de son jeune âge, orienta sa réflexion autrement. Il lui dit qu’il préparait la première expédition en Afrique; qu’il avait besoin de frères laïques pour accompagner les prêtres, et que sans eux il ne peut pas aller de l’avant dans son projet. En Afrique il avait besoin d’un briqueteur et il invita Luigi à en étudier les techniques. Luigi s’intéressa immédiatement à l’offre du chanoine, il s’enthousiasma et mit de côté son projet de devenir prêtre. Il discuta de cette nouvelle orientation de vie avec la famille. Notre père, espérant que cette idée bizarre allait le quitter rapidement, l’introduisit à un contremaître, ami de la famille. Luigi commença à apprendre l’art du briquetage avec ardeur. Le soir, il revenait à la maison, couvert de poussière et les mains blessées. Je lui ai dit avec affection qu’il était fou et obsédé, mais il n’en tint pas compte. Vers la fin de février 1902, il entra à la Consolatina : c’était la façon de nommer les quartiers généraux des Missionnaires de la Consolata. Le 8 mai, il partit en Afrique avec un autre frère et deux prêtres. J’ai accompagné mon frère à la gare Porta Nuova. L’émotion irrésistible qui s’était emparée de toute la famille ainsi que des spectateurs me traversa aussitôt l’esprit et, rejoint par une invincible douleur, je me suis mis à sangloter. J’ai voulu disparaître pour que personne ne remarque ce moment de faiblesse incompréhensible chez un homme de vingt et un ans. Cependant quelqu’un me remarqua : c’était le chanoine Allamano qui venait vers moi. Lui aussi était venu à la gare pour saluer une dernière fois ceux qui allaient partir. Il mit sa main sur mon épaule. Mes yeux rencontrèrent les siens et je n’ai pas pu lui cacher mon émotion. Il me dit avec gentillesse : “ Si tu aimes ton frère, tu ne devrais pas pleurer. Pense davantage au fait que toi aussi tu pourrais le retrouver en Afrique. Et là, tu pourrais travailler auprès de lui au salut des indigènes.” J’étais loin de partager les mêmes idées qui avaient séduit mon frère et ce chanoine semblait s’être donné le défi de me les montrer. Ses paroles, adressées à un jeune homme plein de rêves, allumé par autant de mirages, peuvent sembler absurdes. Cette rencontre, malgré tout, laissa une trace étrange en moi. » le choix « Préoccupé par le long silence de Luigi, je suis allé à la Consolatina pour avoir des nouvelles. J’y trouvai le bon chanoine qui m’accueillit tel un vieil ami. Il avait en mains des lettres et des photographies qui venaient à peine d’arriver du Kenya. Je ne sais pas ce qui m’a plu davantage : le chanoine me montrant les photographies ou simplement le fait de les regarder. Nous partagions le même enthousiasme. Il m’annonça qu’il devait envoyer de la machinerie supplémentaire en Afrique afin d’y installer une grande scierie hydraulique. L’installation et le fonctionnement de cette nouvelle machinerie exigeaient l’assistance d’un mécanicien spécialisé. Il devait en trouver un à tout prix, même s’il devait le payer. J’ai eu une conversation animée avec ce prêtre pendant presque deux heures. Mes doutes et mes idées préconçus à propos de la religion et de ses ministres se dissipèrent. Désormais, pour moi, les prêtres n’étaient pas des gens qui se croisent les bras pour ne rien faire; au contraire, ceux que j’ai vu partir en Afrique avec mon frère sont très généreux. Une force mystérieuse m’envahit. Que je sois là à discuter avec un prêtre de choses aussi profanes me semblait difficile à croire. Cet humble, simple et bon chanoine ouvrit une nouvelle perspective dans ma vie. Je n’ai pas pu résister : « Révérend père, dis-je avec enthousiasme, je suis mécanicien. J’ai vingt ans. Si vous le souhaitez, je suis prêt à partir. Je pourrais être celui que vous cherchez. Je voudrais aller en Afrique en tant que membre de votre Institut et non pas en temps que travailleur salarié ». Ces paroles me brûlèrent les lèvres : j’avais l’impression que quelqu’un d’autre parlait à ma place. Je me suis senti plein de nouvelles ressources. En même temps, le fondateur me regarda avec un sourire qui est l’apanage des saints et me dit : « Très bien, très bien! Prie Notre Dame de la Consolata; elle fera en sorte que tout s’organise très bien. Puis revient me voir au Sanctuaire. À partir de cet instant je te considère un des nôtres ». Je suis parti le coeur troublé : je me sentais un être différent ayant une autre vie devant lui. Deux jours plus tard, je suis retourné chez le chanoine pour lui confirmer ma décision irrévocable de devenir un frère missionnaire de la Consolata. Je voulais aussi qu’il m’aide à l’annoncer à mon père pour obtenir son consentement. « Je le ferai », me répondit-il simplement. J’ai vite réalisé qu’il l’avait fait : mon père ne m’adressa pas un seul mot pendant quatre jours. Son coeur était brisé. Le dimanche suivant, j’ai pu parler de nouveau au père Allamano qui me fit, au moment de mon départ, une affectueuse accolade. « À partir de ce moment, ajoutat- il avec émotion, je te considère un de mes enfants. Prépare-toi à entrer dans l’Institut ». Le soir, je suis allé jouer de la mandoline à une soirée dansante pour la dernière fois. Ce genre de rencontre bruyante devint un tourment pour moi. Le lundi matin à huit heures, je suis entré à la Consolatina. C’était le 6 décembre 1902. »

à travers l’Afrique

« Ma nouvelle vie reposait dans les mains du père Allamano qui devint tel un père pour moi : chaque vide était comblé; chaque sacrifice devint facile; il sut comment changer mes idéaux, doucement, presque toujours en priant. Je travaillai à la scierie Gardini, apprenant comment travaillé le bois. Je fus aussi introduit à l’atelier Ballari, en train de construire la scie à ruban pour la scierie africaine que j’aurais à établir éventuellement. Le soir, je venais voir le chanoine Allamano. Pour moi, il était un père fort et affectueux. Il essaya d’installer en moi l’esprit qui devait animer tous les membres de l’Institut. Il voulait que les frères missionnaires se distinguent par leur ardeur au travail, leur discipline et leur piété. Il voulait qu’ils inculquent la civilisation et le christianisme dans les régions d’Afrique par l’exemple de vie. Sa façon de voir était toujours nouvelle, toujours plus raffinée, plus subtile. Comme je devais partir très bientôt, il m’accorda des vacances auprès de ma famille et me donna l’argent nécessaire. “ Vois-tu, me dit-il, tu es maintenant mon fils, et je ne peux plus te laisser aller à la maison aux frais de tes parents ”. Lorsque je revins à la maison, mes parents furent émus et me demandèrent d’exprimer toute leur reconnaissance et leur admiration au bon père. Le coeur serré par l’émotion, j’ai reçu le crucifix de l’envoi missionnaire des mains du cardinal Richelmy. Mes amis d’autrefois, contestataires, bruyants, turbulents ont tenté de m’en dissuader. Mais ils n’ont pas trouvé le moyen de me retenir. Tel un messager de foi et de civilisation, je fus destiné à parcourir les plateaux de l’Afrique équatoriale qui m’ont fasciné sans jamais m’inspirer de crainte. C’était le 17 avril 1903. »
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Domenica Missionaria

I dom Avvento - B
I Domenica Avvento B

Nell’attesa della sua venuta

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Missione Oggi

La opción por el pobre después de Aparecida: Confirmación, desafío, y búsqueda
INTRODUCCIÓN
 
El objetivo de la ponencia que les voy a compartir es triple:
 
Primero: mostrar cómo Aparecida tiene el inmenso valor no solo de confirmar ( G. Gutiérrez emplea el término de reafirmar) el valor y el sentido de la Opción por el Pobre, expresión que empezó a utilizarse en la Teología desde la Conferencia de Medellín y que popularizó y divulgó la Teología de la Liberación, sino sobre todo, de poner un punto final a las discusiones, ambigüedades, diversidad de interpretaciones que suscitó esa expresión y sobre todo de mostrar el valor fundamentalmente evangélico de la manera de pensar y de actuar que conllevaba la práctica de esta Opción por el pobre.
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