Narrow screen resolution Wide screen resolution
Mugabe, basta! Stampa E-mail
Scritto da L’Observateur   
Reuters Pictures28 ans d’indépendance jour pour jour. C’était ainsi, le vendredi 18 avril dernier, pour le Zimbabwe. L’heure assurément aurait pu être aux festivités pour marquer d’une pierre blanche cet anniversaire.

Ça ne l’a malheureusement pas été et, du côté d’Harare, cet événement est passé presque inaperçu, le pouvoir étant obnubilé par la recherche d’une voie pour se remettre en selle pendant que l’opposition multiplie les initiatives pour mettre hors-jeu Robert Mugabe, et la population luttant pour sa survie quotidienne.

En effet, dans ce pays naguère le grenier de l’Afrique australe, et où il faisait bon vivre, de nos jours, c’est plutôt le marasme économique qui crève les yeux, avec une hyperinflation qui frôle les 165 000%. C’est dans cette atmosphère assez délétère, doublée d’une attente vaine des résultats des dernières consultations électorales, que le Zimbabwe a célébré le souvenir de son accession à la souveraineté internationale. Cela fait, en effet, trois bonnes semaines que la population de l’ex-Rhodésie du Sud est allée aux urnes. Et la ZEC, la Commission électorale du Zimbabwe, dont le parti pris coule de source, reste un appendice du pouvoir et ne cesse de faire dans le dilatoire pour sortir Mugabe de cette "mauvaise passe" dans laquelle il est englué.

Héros de l’indépendance, c’est la toute première fois que l’homme d’Etat zimbabwéen est acculé à concéder un 2e tour à une élection, face à cette opposition désormais bien déterminée à avoir son mot à dire en ce qui concerne la gestion du pays. D’ailleurs, bien d’observateurs avertis ne s’embarrassent plus de gants pour dire, à haute et intelligible voix, que Mugabe a perdu dès le premier tour. Et que, par conséquent, un second tour serait inapproprié ; et s’il se trouvait que Mugabe était réellement encore animé d’un soupçon d’amour pour son pays, lui qui l’a tant laissé végéter ces dernières années, il aurait eu l’ultime sagesse de se retirer pour laisser Tsvangirai et ses amis faire aussi leurs armes dans la gestion de la chose publique. Véritablement, il est difficile de penser que cet aïeul de 84 ans ait été patriote, car on ne laisse pas choir totalement son pays dans l’abîme du désespoir au seul prétexte qu’on veut se maintenir au pouvoir !

Mais la plus grosse bêtise est ailleurs, du côté de l’Afrique du Sud, dans la volonté de son président, Thabo M’Beki, de sauver à tout prix Mugabe d’une noyade certaine. Norbert Zongo, le fondateur de l’Indépendant, ne cessait de le répéter : "Le plus difficile à accepter, ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais, mais c’est le silence des gens bons".

S’il n’est un secret pour personne que Mugabe est capable du pire, lui qui est passé du stade de héros de l’indépendance à celui d’homme d’Etat qui foule allègrement aux pieds les principes élémentaires de la démocratie, pour ne pas dire à celui de dictateur, on ignorait jusqu’à présent que Thabo M’Beki, qui passe pour être un fils spirituel de Nelson Mandela, pouvait, sans la moindre gêne, apporter son soutien à un despote au risque de se mettre à dos la communauté internationale. Sinon, comment comprendre que malgré une hyperinflation de 165 000% doublée d’une forte secousse politique, le Président sud-africain s’évertue à n’y voir aucune crise ?

Ici, son parti pris est des plus flagrants. Et un médiateur qui fait étalage de sa partialité, il devrait par humilité se démettre ou alors on le démet. C’est exactement ce qu’a fait le n°1 de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, en récusant, jeudi dernier, le Président sud-africain comme médiateur. Ce qui ne va pas être chose aisée, puisque, contre toute attente, le mandat de médiateur de Thabo M’Beki au Zimbabwe a été renouvelé par ses pairs d’Afrique australe.

Mais, à l’évidence, même avec un mandat renouvelé, M’béki ne pourrait aucunement se remettre à la tâche, car récusé par une des parties prenantes au conflit. Et comme si cette situation catastrophique ne suffisait pas, la Haute Cour du Zimbabwe, naguère bien discrète, entre elle aussi dans la danse, pour ordonner le recomptage des voix des 23 circonscriptions largement remportées par l’oposition. Ainsi, trois semaines après avoir tripatouillé, compté et recompté, on se remet au décompte dans les circonscriptions où Tsvangirai est donné largement vainqueur.

C’est, aux yeux de la ZEC, là seulement où l’opacité a été totale lors du scrutin. En clair, du côté du pouvoir, on a fait dans la transparence et c’est l’opposition qui a triché. Et pourtant, s’il faut reconnaître que dans une élection la tentative d’avoir une voix de plus en trichant est grande, il faut se dire que, bien souvent, c’est le parti au pouvoir qui dispose de la meilleure machine électorale à frauder. On aurait accepté à la limite un nouveau décompte dans toutes les circonscriptions électorales !

Vraiment, il est à se dire que, là-bas, tout l’establishment semble avoir perdu le Nord, pardon la raison. Sinon, comment comprendre qu’il ne puisse pas y en avoir même un seul qui sorte des rangs de la ZANU-PF pour dire à Mugabe d’arrêter cette mascarade, qui peut être un argument supplémentaire pour certains Occidentaux qui pensent encore que l’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie. Pour préserver l’image de cette Afrique qui gagne en dépit des adversités, nous nous devons de dire : "Mugabe, ça suffit ! Mugabe, basta !".
< Precedente   Prossimo >

Missione Oggi

La Parola di Dio nella vita e nella missione della Chiesa
La mia riflessione sulla centralità della Parola di Dio nella vita e nella missione della Chiesa è anzitutto quella di un pastore, che attinge certamente al suo cammino di teologo al servizio della Verità che libera e salva, ma soprattutto parla in rapporto ai molteplici vissuti umani che continuamente incontra e a cui annuncia la Parola della fede. È tenendo conto di questi vissuti che vorrei articolare le mie considerazioni costruendo una sorta di “menorah” dello spirito, un settenario ispirato al candelabro sacro, che arde nel Santuario di Dio, per aiutarci a illuminare gli scenari del tempo e gli scenari del cuore con la luce della Parola. Partendo dall’attesa della Parola, dal bisogno cioè di una rivelazione che rompa il silenzio del mondo e delle sue solitudini, vorrei riflettere sul Verbo rivelato anzitutto nel suo carattere di buona novella per tutte le solitudini, per fermare quindi la riflessione sull’evento che ha inondato il silenzio dell’intero creato e ha aperta la possibilità della comunicazione trasformante con l’Amore eterno: “Deus dixit!” – “Dio ha parlato!”.
Leggi tutto...